L’Etat persiste et signe dans l’abandon des retraités du Nord-Pas-de-Calais Picardie

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Mardi 3 mars, lors de la séance de questions au Gouvernement, j’ai posé une question à Manuel Valls sur les très graves dysfonctionnements de la CARSAT dans la région Nord-Pas-Calais-Picardie.

En effet, dans notre région, des milliers de retraités ne touchent plus leur pension de retraite ou de réversion à cause d’une gestion totalement ubuesque et inacceptable de la CARSAT – Caisse d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail. Ainsi, ce sont des milliers de retraités qui ne peuvent plus payer leur loyer ou tout simplement se nourrir.

Malgré les nombreuses interpellations de la Ministre de la Santé et des Affaires sociales à ce sujet, rien n’a bougé ! Le Gouvernement a purement et simplement abandonné ces retraités !

Plutôt que de réagir et de proposer une solution pour résoudre cette situation aussi dramatique qu’aberrante, Manuel Valls a préféré faire une pirouette politique et attaquer sur des propos sans aucune relation avec les problèmes que rencontrent ces retraités.

Cet amateurisme serait comique s’il n’avait pas comme traduction concrète le drame personnel que vivent des milliers de retraités de notre région.

Si vous souhaitez voir ou revoir ma question vous pouvez cliquez que la vidéo ci-dessous.

Photo article QAG 3 mars

Le « passage en force » sur la Loi Macron

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Mardi, après plus de deux semaines de débat, les députés devaient voter pour ou contre la Loi pour la croissance et l’activité, dite Loi Macron.

Malheureusement, par crainte de ne pas avoir la majorité suffisante pour l’adoption de ce texte, le Gouvernement a préféré utiliser l’article 49-3 de la Constitution pour adopter ce Projet de Loi et ainsi se passer de l’avis des parlementaires.

Cet article de la Constitution française permet au Premier ministre, une fois par session parlementaire, d’adopter un texte législatif sans recourir au vote des Parlementaires.

Cette manœuvre force la main des Députés, représentants élus par le peuple, qui exercent le pouvoir législatif et doivent donc s’exprimer sur toutes les Lois avant leur adoption.

Par ce recours à l’article 49-3, le Premier ministre a montré qu’il n’y avait plus de majorité à l’Assemblée nationale et que, ainsi, le Président de la République et son Gouvernement n’arrivent même plus à convaincre les élus de gauche, pourtant plus de 330 sur 577.

Concernant la Loi Macron, alors que notre pays a besoin d’une grande réforme structurelle pour redresser son économie, le Gouvernement a, une fois de plus, préféré nous présenter un ensemble de mesurettes sans cohérence.

J’avais, avant l’examen du texte, indiqué que, si le Gouvernement acceptait d’écouter les Parlementaires et prenait en compte leurs amendements, je pourrais m’abstenir. Cependant, le Gouvernement, comme à son habitude, n’a pas suivi les recommandations des Députés et a préféré s’enfermer dans son idéologie.

 

Article 49-3 de la Constitution

Le Premier ministre peut, après délibération du Conseil des ministres, engager la responsabilité du Gouvernement devant l’Assemblée nationale sur le vote d’un projet de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale. Dans ce cas, ce projet est considéré comme adopté, sauf si une motion de censure, déposée dans les vingt-quatre heures qui suivent, est votée dans les conditions prévues à l’alinéa précédent. Le Premier ministre peut, en outre, recourir à cette procédure pour un autre projet ou une proposition de loi par session.

APPEL A LA CANDIDATURE REGIONALE DE XAVIER BERTRAND

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Les élections régionales, qui se déroulent en décembre prochain, sont d’une importance capitale pour les habitants du Nord-Pas-de Calais et de la Picardie. 
Nos deux régions fusionnées seront demain un seul territoire de 6 millions de personnes. Ce sera la troisième région de France. Notre responsabilité collective sera historique. 
 
En effet, au moment où la politique connaît les troubles de l’abstention, de l’extrémisme et de la démagogie, la droite, le centre et les non-inscrits doivent enfin porter un projet régional ambitieux et moderne pour que nos concitoyens croient en l’espoir d’un nouveau départ. 
Ce nouveau départ ne peut pas être incarné par une gauche locale déconsidérée, qui a géré depuis toujours notre territoire et dont le bilan calamiteux parle de lui-même. 
Ce nouveau départ ne peut pas être la victoire d’un parti extrémiste qui se sert des difficultés sociales et économiques de cette Région que nous aimons tant, pour faire un laboratoire idéologique. 
 
Le chômage, la désindustrialisation, la peur du lendemain ne sont pas des fatalités. Au contraire, la croissance, la formation, la modernisation de l’agriculture peuvent être au rendez-vous de notre Région de demain. 
 
A ce grand projet, il faut une équipe soudée, courageuse, désintéressée. 
 
A cette équipe, il nous faut un chef. 
 
Nous, élus nationaux et locaux de la Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, appelons de nos vœux que Xavier BERTRAND soit ce futur Président de Région.
 
Nous lui demandons que son engagement, son énergie, sa notoriété soient au service de cette belle aventure : celle du courage et de la volonté. 
Nous lui lançons un appel à la responsabilité. Nous espérons tous qu’il sera entendu pour le bien de nos concitoyens. 
  1. ASTRUC Brigitte, Conseillère Régionale NPDC
  2. BACHELET Claude, maire de Croisette
  3. BARISEAU Florence, Conseillère Régionale NPDC, Chef de l’opposition municipale de Villeneuve d’Ascq
  4. BASCHER Jérôme, Conseiller Général de l’Oise
  5. BATAILLE Jean-Pierre, Conseiller Régional, Maire de Steenvoorde
  6. BEE Didier, Maire de Zudausques
  7. BEEUWSAERT Alexandre, Maire de Bousbecque
  8. BIGNON Jérôme, Sénateur
  9. BLONDEL Fabien, Maire de Lesdins
  10. BONEF Marc, Conseiller Régional de Picardie
  11. BOUCHART Natacha, Sénateur, Maire de Calais
  12. CARLIER Jean-Christophe, Maire de Cerizy
  13. CAUCHE Régis, Maire de Croix
  14. CAUWEL Jean, Conseiller Général canton de Breteuil – Maire de Breteuil
  15. CAYEUX Caroline, Sénateur, Maire de Beauvais
  16. CHEVAL Philippe, Conseiller Général de la Somme, Président du Pays Santerre -Haute Somme
  17. CHEVALIER Nicole, Maire d’Audruicq
  18. CHRISTOPHE Paul, Maire de Zuydcoote
  19. CORBILLON Matthieu, Maire de Sainghin-en-Weppes
  20. COULON Christophe, Président du Groupe d’opposition au Conseil Régional de Picardie
  21. COURTIAL Edouard, Député, Maire d’Agnetz
  22. COUSEIN Bruno, Conseiller Général du Pas de Calais, Maire de Berck
  23. CREMONT Alain, Maire de Soissons
  24. DARMANIN Gérald, Député, Maire de Tourcoing
  25. DASSAULT Olivier, Député
  26. DASSONVILLE Gustave, Maire d’Halluin
  27. DAUBRESSE Marc Philippe, Député, Maire de Lambersart
  28. DEBUS Jean-Claude, Conseiller Général du Nord
  29. DECOOL  Jean-Pierre, Député, Conseiller Général du Nord
  30. DEGAUCHY Lucien, Député
  31. DELBAR Guillaume, Maire de Roubaix
  32. DELEBARRE Jean, Maire de Marquette-lez-Lille
  33. DENEUVILLE Raymond, Maire de La Fère
  34. DETOURNAY Alain, Maire de Comines
  35. DHERSIN Franck, Maire de Tétéghem
  36. DIEUSART Stéphane, Conseiller Général du Nord, Maire d’Oxelaere
  37. DIVE Julien, Maire d’Itancourt
  38. DUMONT Pierre-Henri, Maire de Marck
  39. DUPONT Claude, Maire de Boussières sur Sambre
  40. DURAND Éric, Maire de Mouvaux
  41. FASQUELLE Daniel, Député, Maire du Touquet
  42. FIGOUREUX André, Conseiller Général du Nord, Maire de West Cappel
  43. FLAJOLET André, Conseiller Régional – Maire de Saint-Venant
  44. GABANT Jacqueline, Conseillère Régionale NPDC
  45. GERARD Bernard, Député, Maire de Marcq-en-Baroeul
  46. GEST Alain, Député, Président de la Communauté d’agglomération d’Amiens
  47. GOSSUIN Elodie, Conseillère Régionale de Picardie
  48. GRINER Pierre, Maire de Quiévrechain
  49. GRUNY Pascale, Sénateur
  50. HANICOTTE Bernard, Conseiller Général du Nord
  51. HEMAR Christian, Maire de Vaulx-Vraucourt
  52. HIRAUX  Mickael, Maire de Fourmies
  53. HOUSSIN Jacques, Maire de Verlinghem
  54. HUON Monique, Conseillère Régionale
  55. HUTCHINSON Yvan, Maire de Prémesques
  56. HUYGHE Sébastien, Député
  57. LAZARO Thierry, Député, Maire de Phalempin
  58. LECERF Jean-René, Sénateur, chef de l’opposition municipale de Lille
  59. LEFEVRE Antoine, Sénateur, Maire de Laon
  60. LEFEVRE Jean, Maire de Saint-Simon
  61. LEGENDRE Jacques, Sénateur
  62. LEMAITRE Gérard, Conseiller Général de l’Oise
  63. LEPRETRE Sébastien, Conseiller Régional NPDC, Maire de la Madeleine
  64. LESNE Marie-Sophie, Conseillère Régionale NPDC, Maire de Le Quesnoy
  65. LETRILLART Isabelle, Conseillère Régionale de Picardie
  66. LHERBIER Brigitte, Conseillère Générale du Nord
  67. LONGUEVAL Joëlle, Conseillère régionale NPDC
  68. MANCEL Jean-François, Député, Conseiller Général de l’Oise
  69. MANGIN Eric, Conseiller Général de l’Aisne
  70. MAQUET Emmanuel, Conseiller Général, Maire de Mers les Bains
  71. MARCHAND Patrice, Conseiller Général de l’Oise, Maire de Gouvieux
  72. MARIEN Carole, Conseillère Régionale, Adjointe au Maire de Béthune
  73. MARTIN Manoëlle, Conseillère Régionale de Picardie
  74. MASCLET Patrick, Conseiller Régional NPDC, Maire d’Arleux, Président des maires du Nord
  75. MEURA Frédéric, Conseiller Général de l’Aisne
  76. MOIRET Christian, Maire du Mesnil-Saint-Laurent
  77. MONNET Luc, Conseiller Général du Nord, Maire de Templeuve
  78. MUZART Hervé, Conseiller Général de l’Aisne
  79. NACHITE Noureddine, Conseiller Régional de Picardie
  80. NOE Yannick, Conseiller Général de l’Aisne
  81. PACCAUD Olivier, Conseiller Régional de Picardie
  82. PARISOT Daniel, Maire de Boves
  83. PEYRAUD Jean-Jacques, Maire de Flers en Escrebieux
  84. PETIT Michel, Conseiller Général du Pas de Calais, Maire de Berles au Bois
  85. PIA Franck, Conseiller Régional de Picardie
  86. PIERARD Isabelle, Conseillère Régionale NPDC
  87. PILNIAK Jean, Conseiller Régional de Picardie
  88. PLOUY Michel,  Conseiller régional NPDC, chef de l’opposition municipale d’Armentières
  89. POIRET Christian, Maire de Lauwin-Planque, Président de l’agglomération du Douaisis, Président de groupe UPN au Conseil Général du Nord et Conseiller Général du Nord
  90. POUPART Patricia, Maire de Vironchaux
  91. POYART Alain, Conseiller Général du Nord, Maire honoraire d’Avesnes sur Helpe
  92. RAPENEAU Philippe, Chef du Groupe d’opposition au Conseil Régional NPDC, Président de la Communauté Urbaine d’Arras
  93. RAPIN Jean-François, Conseiller Régional NPDC, Maire de Merlimont, Président des maires du Pas-de-Calais
  94. RIGAUD André, Conseiller Général de l’Aisne
  95. ROLLAND Thierry, Maire de Willems
  96. SAIFI Tokia, Député Européen
  97. SAISON  Hervé, Maire de Hondschoote
  98. SAINT MAXENT Paul, Maire de Quesques
  99. SUEUR José, Conseiller Général de la Somme, Maire de Rosières en Santerre
  100. TONNERRE Marie, Maire de Neuville-en-Ferrain
  101. VASSANT Philippe, Maire de Roisel
  102. VASSELLE Alain, Sénateur de l’Oise
  103. VASSEUR Isabelle, Conseillère Générale de l’Aisne
  104. VERZELEN Pierre-Jean, Maire de Crécy sur Serre
  105. WEBER Jean-Marc, Maire de Gauchy
  106. ZIOLKOWSKI Michel, Maire de Bailleul-Sire-Berthoult

Sauvons le Conservatoire de Tourcoing !

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L’Etat a décidé de ne plus subventionner les conservatoires de musique en 2015, hormis ceux qui sont adossés à un projet de pôle d’enseignement supérieur, comme Lille. Une mauvaise nouvelle pour Tourcoing…

Pour le Conservatoire de Tourcoing, cette décision Gouvernementale est une bien mauvaise nouvelle.

Malgré sa situation financière très difficile et notamment sa dette de plus de 140 millions, la Ville de Tourcoing souhaite sauvegarder son Conservatoire qui a près de deux siècles d’histoire et qui bénéficiait il y a encore trois ans d’une subvention de l’Etat de 204 615 € par an.

Avec près de 1 000 élèves, le Conservatoire de Tourcoing propose à tous un enseignement de la musique et de la danse de qualité. Lieu d’une réelle mixité sociale, porteur de nombreux projets pédagogiques, le Conservatoire de Tourcoing rend l’excellence accessible à tous.

Si l’Etat ne revient pas rapidement sur sa décision, la mutualisation du Conservatoire de Tourcoing avec ses voisins de Roubaix et/ou de la Vallée de la Lys, sera indispensable dès cette année.

C’est pourquoi, nous demandons à tous les partenaires du Conservatoire : l’Etat, la Région Nord-Pas-de-Calais, la Métropole Européenne de Lille, de soutenir la réalisation de ces mutualisations pour qu’elles soient opérationnelles dès la rentrée 2015/2016, sans remettre en cause les classements des conservatoires et la qualité de l’enseignement qui y est dispensé.

Mais nous demandons surtout à l’Etat de surseoir à cette décision injuste pour tous les Tourquennois.

Ensemble, soutenons le Conservatoire pour offrir à tous un service public de qualité !

Ensemble, soutenons les enseignants, le personnel, parents et élèves du conservatoire !

>>> Soutenez vous aussi le Conservatoire de Tourcoing en signant la pétition !

Mon interview au Journal Libération sur la République et les religions

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Dans une interview, publiée par le Journal Libération aujourd’hui, j’ai souhaité faire part de ma vision des religions en France.

Vous trouverez ci-dessous cette interview. Vous pouvez également cliquer ici si vous souhaitez la consulter sur le site de Libération.

Logo libération

Gérald Darmanin: «Il ne suffit pas de crier « République et laïcité »»

Alain AUFFRAY – 14 janvier 2015

INTERVIEW

Le député-maire UMP de Tourcoing en appelle à un «nouveau concordat» et invite son parti à ne pas entretenir la confusion entre immigration et extrémisme islamiste.

Gérald Darmanin, député-maire UMP de Tourcoing, estime que les responsables politiques ne peuvent se satisfaire des appels répétés à la République et à la laïcité. Petit-fils de harkis et catholique pratiquant, il défend le principe d’un nouveau concordat fixant droits et devoirs de toutes les religions, dont l’islam de France. Mardi matin, il a invité ses collègues députés UMP à ne pas mélanger le problème de l’immigration et celui de l’extrémisme islamiste. Il leur suggère notamment de laisser des mères voilées accompagner des sorties scolaires. (Photo AFP)

Les responsables politiques seront-ils à la hauteur du message du 11 janvier?

Nous étions réunis ce mardi matin entre députés UMP. Certains de mes collègues se sont exprimés sur la laïcité et sur l’immigration. Pour affirmer qu’il fallait être intraitable. Ne plus accepter de compromis. Ils relayaient l’exaspération de la population.

Une bonne réponse?

Être ferme oui. Pour tous les républicains, c’est une envie et un devoir. Mais ce n’est pas en criant «République et laïcité» qu’on réglera le problème. Il faut tenter d’analyser la situation objectivement. Sans le prisme de nos idéologies. Je crois d’ailleurs que c’est le message éternel du gaullisme : être programmatique en n’oubliant pas l’essentiel.Les frères Kouachi ont été élevés à l’école de la République. Pendant plus de dix ans. Plus qu’un échec de l’immigration, cette tragédie est un échec de nos institutions et notamment de l’éducation nationale. C’est un problème d’assimilation évident. Jusque dans les écoles primaires, on nous rapporte que des élèves ont refusé de respecter la minute de silence. J’ai été frappé par la très faible présence des jeunes Français musulmans dans les manifestations de dimanche. Leurs aînés, leurs parents étaient là, en, revanche; chez moi, à Tourcoing, je les ai vus pleurer, chanter la Marseillaise, donner des signes forts d’appartenance à la République. Ce n’est pas un problème d’immigration, mais un problème de générations.

Comment surmonter cet échec?

Nous avons, en France, de 4 à 6 millions de musulmans. Dans leur immense majorité pacifiques, horrifiés par ce qui vient de se passer. Je crains qu’avec une cinquantaine d’actes islamophobes officiellement recensés ces derniers jours, le ministère de l’Intérieur ne soit très en dessous de la réalité. Notre priorité, cela doit être d’aider les musulmans qui veulent vivre dans la République. Nous devons aider à construire enfin un islam des lumières. C’est notre responsabilité. Je propose la création d’une commission d’enquête parlementaire pour repenser la place des religions dans la république. Elle est sans doute aussi importante qu’une commission d’enquête sur les faits barbares qui se sont déroulés. Si l’on veut éviter la guerre civile, il faut que la République se donner les moyens de conclure un contrat avec l’islam. Nous devons réfléchir à un nouveau concordat incluant tourtes les religions.

Votre famille politique, l’UMP, ne perd pas une occasion de dénoncer les ravages du communautarisme ?

Le paradoxe, aujourd’hui, c’est que ceux qui passent leur temps à dénoncer le communautarisme sont les premiers à décrire la France comme une addition de «communautés» : communauté musulmane, communauté juive. Ce n’est pas en s’arc-boutant sur une laïcité punitive qu’on y arrivera. Le danger, ce sont les imams radicalisés, les mosquées dans les caves. Faut-il vraiment s’acharner sur les voiles des mamans d’élèves qui accompagnent les sorties scolaires à la tour Eiffel ? Les images de la famille endeuillée du policier Ahmed Merabet, de ces femmes voilées réconfortées par le chef de l’Etat devraient tous nous faire réfléchir. Est-ce vraiment les voiles des parents de ce policier qui posent problème à la République ? Ne nous trompons pas de combat.

Pourquoi un concordat?

Quand Bonaparte a fait le Concordat, en 1801, la question religieuse était une poudrière dans notre pays. La Révolution avait conduit à une scission entre une église constitutionnelle et une église réfractaire. Pour Bonaparte, la stabilité de l’État passait par la reconnaissance du pluralisme religieux. Le consistoire juif se met en place à cette époque grâce à lui. Bonaparte a fait cela pour discuter avec un clergé juif. L’islam est une religion nouvelle en France à l’échelle de notre pays. C’est pourquoi nous avons besoin d’un nouveau concordat. Ce sera très difficile. Beaucoup plus qu’au temps de Bonaparte bien sûr. Mais il faut s’y mettre. Dans les synagogues, on dit une prière pour la République. Pourquoi pas dans les mosquées? La France doit discuter de tous ces sujets avec les religions. Sans tabous ni angélisme mais avec respect et confiance.

Que faudrait-il écrire, dans ce contrat?

Dire ce que nous attendons des musulmans de France. Affirmer ce que la République peut faire pour que chaque croyant puisse vivre libre. Dire quelle est notre conception de la laïcité. Ce concordat signifierait clairement ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. L’objectif, c’est une concorde nationale dans laquelle une affaire comme celle de la crèche Baby Loup n’aurait pas lieu d’être. Il faut sortir de notre schizophrénie. De nombreux maires n’ont pas d’autre choix que de participer un peu honteusement, par des voies détournées, au financement des lieux de culte. Des «arrangements» existent partout : à l’hôpital, dans le privé, dans les associations, dans la fonction publique. Est-ce digne de la République de cacher cette religion que l’on ne saurait voir ?Est-il normal qu’il n’y ait en France que deux établissements scolaires musulmans sous contrat? Le lycée Averroès de Lille, qui a d’excellents résultats, vit largement de subventions publiques comme tous les établissements sous contrat et ses enseignants sont payés par l’Etat. N’y a-t-il pas là matière à la réflexion nationale ?

Des initiatives ont pourtant été prises, notamment par Nicolas Sarkozy, pour créer une autorité représentative des musulmans de France, le CFCM…

Mais pour que cette autorité soit vraiment représentative, il faut lui en donner les moyens. On ne peut pas se contenter de l’activer par intermittence, en l’invitant à prendre un café avec le chef de l’Etat quand ça va mal.

Des raisons d’espérer?

Le peuple français est extraordinaire. 4 millions de personnes dans la rue et pas de débordements racistes dans ces rassemblements. Et même les curés et le peuple de droite qui marchent aussi pour Charlie Hebdo. Ce peuple a les moyens, les ressorts pour régler le problème. Nous sommes en guerre, oui, mais cette guerre il faut la mener avec toute la population, et donc avec les musulmans. Le dessin de Luz, à la une de Charlie Hebdo, je le vois comme un message de paix. C’est une provocation douce qui a quelque chose de constructif.

Retour sur la fin de l’année parlementaire

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Photo article année parlementaire

A la veille du passage à une nouvelle année, je souhaitais dresser un bilan de l’activité parlementaire de ces six derniers mois.

Durant la deuxième moitié de cette année, les députés ont étudié de nombreux textes sur des sujets importants tels que le budget de notre pays ou encore l’organisation de nos territoires.

Vous trouverez ci-dessous la liste des positions que j’ai prises sur les textes marquants de ces derniers mois.

Projet de Loi de transition énergétique : Au mois d’octobre, nous avons étudié le Projet de Loi sur la transition énergétique, qui devait être soumis au Parlement depuis plus d’un an. Les mesures contenues dans ce texte sont révélateurs de la politique du Gouvernement en la matière : une écologie punitive, surtout pour le pouvoir d’achat des Français. J’ai voté contre ce texte.

Projet de Loi de finances pour 2015: Comme l’ensemble des Lois de finances que le Gouvernement nous a proposées depuis qu’il est au pouvoir, ce Projet de Loi ne contient aucune réforme structurelle d’envergure, capable d’enrayer la spirale dans laquelle est plongée l’économie de notre pays et porte, une fois de plus, atteinte au pouvoir d’achat des Français. C’est la raison pour laquelle j’ai voté contre ce texte.

Projet de Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2015 : Dans ce budget, comme dans tous les autres malheureusement, François Hollande et son Gouvernement ont préféré s’attaquer aux classes moyennes plutôt qu’à la dépense publique. J’ai donc voté contre ce budget, qui a par ailleurs été adopté avec une très faible majorité – 270 voix pour, 245 contre et 51 abstentions.

Réforme territoriale: Ce Projet de Loi présente la carte des nouvelles régions de France et fixe les dates des élections départementales – mars 2015 – et des élections régionales – décembre 2015. Etant favorable à la fusion entre les régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie, j’ai choisi de m’abstenir sur ce texte. Je n’ai cependant pas voté pour car il me semble qu’il aurait été plus judicieux d’étudier d’abord les compétences de ces futures régions avant de les redécouper.

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